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Collection "Bibliophilie
contemporaine"
Livre
typographié au plomb (caractères mobiles)
au format 25 x 33 cm, à l'italienne,
sur Vélin d'Arches 250 gr.
Frontispice gravé de G. Titus-Carmel. |
Salah
Stétié
L'Après-midi
à Ugarit
Gérard
Titus-Carmel
Bibliophilie
contemporaine
Al Manar
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45 exemplaires,
et 5 exemplaires de chapelle,
sous couverture ivoire et emboîtage Dermont-Duval,
numérotés et signés par l'auteur et par
l'artiste.
(La
gravure, tirée à part grandes marges, est disponible.) |
Le livre
Une méditation
poétique, par l'auteur de Pluie sur la Palestine
- et de tant de livres qui auront marqué leur temps - sur Ugarit,
l'une des villes très antiques où naquit dit-on l'écriture,
cunéiforme en ce temps lointain.
Le livre figure dans la collection
“Bibliophilie” : de beaux livres témoignant de la rencontre
d’artistes et d’écrivains venus de tous les horizons de la
Méditerranée partager leur expérience.

Gravure de Titus-Carmel, en frontispice.
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IV
Mais jamais jamais
je ne connaîtrai la vérité sur la beauté
d'Ahatmilki
Ni ne saurait si ce prénom fut vraiment prénom
de Phénicienne
L'histoire est ainsi faite : tel un tricot elle a des trous.
J'ai rêvé tout un long après-midi à
Ugarit.
On dit que l'alphabet est né là mais c'est nous
qui vagissons et souffrons
Et qui, en trente lettres phonétiques, en vingt-deux
lettres, puis en vingt-six,
Disons notre passage, à l'ombre d'Ugarit, parmi les
grands insectes. |
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L'auteur
Salah
Stétié. Poète, homme de lettres libanais né à Alep en 1930.
L'un des poètes essentiels du monde arabe. Multiples publications
et collaborations avec des peintres (Alechinski, Belkahia, Bellegarde,
Kijno, Joël Leick, Titus-Carmel, Velickovic, Christiane Vielle, Zao-Wou-Ki...).
Grand Prix de la Francophonie 1996.
Le peintre
Gérard Titus-Carmel est
né en 1942 à Paris.
Il s’initie très
tôt à l’Art moderne après des études
à l’école Boulle et se passionne pour le surréalisme
et la poésie.
Dès ses premières expositions, dans les années
soixante, ses toiles et ses dessins, ses lithographies et ses gravures
révèlent un goût puissant pour la littérature,
comme en témoignent aussi les titres et les dédicaces
de ses tableaux, volontiers voués aux grands romantiques, tel
Young ou Coleridge .
Travaillant par séries autour d'un objet ou d'un thème,
il analyse les processus de décomposition ou d'usure d'une
forme, ce qui l'amène à concevoir des installations
où c'est l'objet même qui se dégrade. À
partir des années 70, il élabore lui-même le "modèle"
que réclame son travail : petit coffret, nœuds, épissures,
constructions de branchages... Dans les années 80, il revient
à la peinture: Nuits, 1984, Intérieurs,
1987-88, Saisons, 1989-90, Dédicaces, 1992,
Cairns, 1994, Forêts, 1995-96, Nielles,
1996-98, Sables, 1999, Quartiers d'Hiver, 1999-2000,
jusqu'aux Mémento mori et Feuillées,
2000-2001.
"Un simple trait de crayon
sur la surface blanche du papier est déjà une blessure.
Dessiner, c'est en quelque sorte agir en dehors d'elle. En dehors
de soi." Gérard TITUS-CARMEL n'en finit pas de s'interroger
sur le dessin, sur la peinture, sur l'art. Si le rapport au dessin
reste l'aspect le mieux repéré de son œuvre, cet
artiste indomptable n'a jamais cessé d'interpeller par tous
moyens : il y a plus de vingt ans déjà, il recourait
à ce qui ne s'appelait pas encore des "installations".
Sa "Reconstitution olfactive de la Forêt vierge" témoignait
ainsi de ce besoin d'interroger sans cesse la pratique artistique.
Il a notamment, pour Al Manar,
accompagné d'un frontispice gravé l'Aimance
de A. Khatibi.

Gérard Titus-Carmel en sa "Grand
Maison", 2007
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