le livre ,
l'auteur , l'illustrateur
Collection "Bibliophilie
contemporaine "
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Un livre
au format 26 x 22 cm typographié au plomb et tiré à 40 exemplaires,
rehaussés de multiples aquatintes
par Christiane
Vielle.
Etui
réalisé par Marie-Christine Sergent.
30
ex pour la vente ; neuf exemplaires de chapelle ; un exemplaire
destiné à la BNF, tous numérotés et signés
par l'auteur et l'artiste. Février 2009.
750
euros. |
Le livre
Gravures,
composition et mise en pages assurées par Christiane
Vielle. Impression typographique : François Huin.
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La cascade - Tout en haut de la cascade, il y a le soleil, le pépiement des oiseaux, la promesse des arbres. Tout en haut de la cascade, on entend les roches qui parlent tout bas, les éboulis qui dévalent dans l'herbe, la prière des anachorètes. On guette les liturgies du soir, les vœux de l'après-midi, les images où la vie même semble immobilisée. On s'interroge pas à pas et l'on se surprend parfois à regarder ailleurs... En cheminant vers la cascade, on songe à l'enfant qui fut jadis en nous, à la tristesse des nuits d'été, à l'incroyable torpeur de certaines journées. En écoutant le bruit de l'eau, en distinguant l'écho de ces minuscules vagues, on devine la présence des roches et l'on se sent peut-être un peu moin seul. On se dit que cette source irrigue la terre et l'on reste saisi par le froid qui jaillit. Petit à petit, on pense à des sommets impossibles à gravir. On se représente des cabanes livrées au vide ou à la force des vents. On énumère l'eau qui coule en surplomb des falaises. On compare les caillasses à l'ombre des ossuaires et l'on s'éprend de quelques courants d'air... En franchissant toutes ces étapes, on constate qu'il n'y a pas une, mais de multiples sources, que chaque pas n'est finalement qu'un créateur de routes. Enfin, quand la cascade se profile et quand le souffle devient plus calme, on se sent à l'abri de l'ennui et l'on sourit à l'idée de certaines théories. On comprend alors qu'il n'y a pas - comme l'enseignent les livres - de vide parfait mais un élan infime qui s'abreuve d'azur et disparaît dans l'herbe... |
L'auteur
Responsable de la rubrique calligraphie pour le magazine Plumes, Valère-Marie Marchand intervient dans de nombreuses revues, comme le Magazine du Bibliophile ou les Cahiers d'Art curial. Elle a notamment publié divers ouvrages consacrés à la calligraphie,
Les alphabets de l'oubli (éd. Alternatives), Les ouvriers du signe (éd. ACR), Le Jardin des mots (éd. Alternatives). Elle a également publié, aux éditions Le Pli, un petit traité à l'usage des rêveurs : L'Invisible des pierres.
L'illustrateur
Christiane
Vielle. L'un des grands graveurs de notre temps. Née
en 1950 à St Raphaël, Christiane Vielle a étudié
à l'Ecole Normale Supérieure des Arts Décoratifs
de Paris, de 1968 à 1974 (spécialisations : architecture
intérieure et gravure). En 1976, elle installe son atelier
à
la Villa Corot, dans le 14ème arrondissement de Paris.
Médaillée de la Ville de Paris en 1978, Ch. Vielle reçoit
le Prix G. L. M. pour son livre "Pierres" en 1984. En 1985,
elle est lauréate de la Casa de Velazquez à Madrid, où
elle séjourne deux ans.
1976 : première
exposition à Vichy dans le cadre d'une rétrospective de
l'oeuvre de Roger Caillois, "L'univers de Roger Caillois".
Depuis cette date, elle participe à de nombreuses expositions
collectives, et est régulièrement présente dans
les Salons (Salon Le Trait, Salon de Mai,
Salon d'automne...) ; elle
expose chaque année au SAGA et a été sélectionnée
pour la Triennale de Crakow 97 ainsi que pour l'International Biennal
of Graphic 97 de Ljubljana. Une vingtaine d'expositions personnelles
lui ont été consacrées à Madrid, Paris,
Bruxelles,
Toulouse, Versailles, Bordeaux, Strasbourg, Venise, Saratosa
(Floride)... Son oeuvre est présent dans de nombreux musées,
bibliothèques, artothèques, collections publiques et privées
(Musée de Mexico, Bodleian Library, Oxford, Musée S. Mallarmé,
Ville de Paris,
Musée de Belfort, Bibliothèques de St
Quentin, de Vichy, de Marseille, de Lille, de Lausanne...).

Christiane
Vielle dans son atelier, villa Corot, à Paris
Christiane Vielle
a notamment travaillé à partir de textes de Roger Caillois,
Serge Sautreau, Mallarmé, Antonio Porcia, Th. Laget, Christian
Bobin, Charles Juliet, Salah Stétié...
Chez Al Manar elle
a publié Vers le Soir, poèmes
d'Alain Gorius qu'elle a accompagnés de monotypes (collection
"Corps écrit") et Les Quais minéraliers, long poème en prose de Thierry Laget
(collection Bibliophilie).
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