| le livre , l'auteur ,le peintre, la critique
Collection "Méditerranées"
| Salah
Stétié
Pluie
sur la Palestine
R.
Koraïchi

Méditerranées
Al Manar
|
Plaquette
de 8 pages au format 22 x 14 cm,
typographiée sur Centaure ivoire.
Illustration Rachid Koraïchi.
70 exemplaires tirés à part sur vélin d'Arches
au format (accordéon) 25 x 75 cm,
texte de S. Stétié rehaussé d'une lithographie originale
de R. Koraïchi, sous couverture Arches ivoire 300 gr.
ISBN
2-913896-16-2. 8 euros. |

Le
livre
A
Mahmoud Darwich |
Il
pleut de la pluie sur la Palestine
De
la pluie sans pluie de la pluie de feu
Pour
Marie la Vierge il y eut sept épées
Il
y en a bien plus dans le coeur de celles
Qui
ne dorment plus dans leurs maisons frêles
Et
qui ont la rue des pauvres terribles
Pour
tordre leurs bras sur le fils perdu |
Il
pleut de la pluie il pleut de la nuit
Dans
le plein soleil de ce jour perdu
Où
la vie n'a plus son beau nom de vie
Le
coeur n'en peut plus le coeur n'en peut plus
De
voir les enfants pleurer de détresse
Le
garçon morveux la fille en ses tresses
|
Ce
pays d'olive est pays du Christ
La
palme est ici son signe perdu
Nous
avons chanté sa naissance claire
Sa
fragilité d'enfant condamné
Par
l'affreux César par l'affreux Hérode
Dont
les mains jamais ne seraient blanchies
Si
tous les Jourdain venaient les laver
(...) |

L'auteur
Salah
Stétié : poète, homme de lettres libanais né à Alep en 1930. L'un
des poètes essentiels du monde arabe francophone. Multiples publications et collaborations
avec des peintres (Alechinski, Bellegarde, Belkahia, Kijno, Koraïchi,
Joël Leick, Christiane Vielle, Zao-Wou-Ki...). Grand Prix de la Francophonie
1996.
Le peintre
" |
La vie, c’est l’art " disait simplement Koraïchi dans le livre qui lui est consacré. En effet, la vie n’est jamais belle, seules ses images le sont, une fois transfigurées par le miroir de l’art et de la métaphysique. Cette leçon de Schopenhauer, Koraïchi l’embrasse pleinement ; pour que notre vie soit digne d’être vécue ou pour ne pas périr, il nous faut la beauté salvatrice d’une transcendance se penchant sur nous ou la belle illusion vitale qui, par la fascination qu’elle exerce, nous arrache au monde profane. Démiurge talentueux, Rachid Koraïchi crée lui-même cette beauté qui lui est essentielle, afin d’enchanter, l’espace d’un instant, notre sensibilité esthétique. Nos yeux s’attachent aux signes de son univers, la musique nous enveloppe, les rythmes de la danse nous conduisent. (…)
Un instant de cet hymne esthétique par lequel nous échappons à la pesanteur de nos existences, est un instant d’éternité.
Maryline LOSTIA
Ankara, 1999 |

Reliure d'Anne Giordan, collection Bibliothèque de Riom
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