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{ } Éditions
Al Manar Arts
et littérature des pays du Sud méditerranéen
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| Lettres et dessins à Paul Huin | |||
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le livre , l'auteur , l'illustrateur , la critique Collection "Bibliophilie contemporaine"
Fils d'un tailleur établi à Quimper, Max Jacob entreprend, après de brillantes études secondaires, des études à l'Ecole coloniale à Paris. Il les abandonne au profit de la critique d'art, écrivant sous le pseudonyme de Léon David dans le Moniteur des Arts. La fréquentation des ateliers et des expositions lui permet de rencontrer Picasso en 1901. Le peintre catalan habitera chez Max Jacob à partir de 1902, avant que ce dernier aille rejoindre en 1907 la rue Ravignan à Montmartre, peu après l'installation du peintre au Bateau-Lavoir. Max Jacob est alors le témoin privilégié de la naissance du cubisme, assistant en particulier à la genèse des Demoiselles d'Avignon. Il se lie alors avec Juan Gris, Apollinaire, Braque ou André Salmon. Après des contes pour enfants, Max Jacob entreprend de réinventer la poésie en prose : Saint-Matorel (1911) et le Siège de Jérusalem (1914), illustrés par Picasso et les Œuvres burlesques et mystiques du frère Matorel (1912) avec des dessins de Derain, tous trois édités par Kahnweiler, précèdent le célèbre Cornet à dés (1917) édité à compte d'auteur. Jusqu'en 1921, Max Jacob fréquente la bohème montmartroise et se lie avec la plupart des écrivains et artistes du moment. L'amitié de Cocteau sera indéfectible ; Modigliani fera de lui des portraits émouvants. Deux apparitions du Christ (la première sur le mur de sa chambre en 1909, la seconde en 1914) le convainquent d'abandonner la religion juive pour la foi catholique. Le baptême aura lieu l'année suivante sous le regard de son parrain Picasso. Sa vie sera désormais différente. De 1921 à 1928, il s'installe
dans l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, où il demeurera
de nouveau à partir de 1935, et jusqu'à sa mort en
1944. Il écrit d'innombrables méditations religieuses
et dessine des scènes inspirées par la Bible. Durant la période du
Bateau-Lavoir, il avait adopté une technique faite de formes
géométriques, qui n'était pas sans relations
avec le cubisme. Il la reprendra dans les dernières années.
Son art se partage alors entre des gouaches à l'expression
spontanée et d'autres copiées d'après des cartes
postales, plus alimentaires et plus banales. Max Jacob lui-même, grand dessinateur comme on sait devant l'Eternel.
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