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Les nouveautés

 


ISBN 978-2-36426-080-1 ; 16 €. Livre en main, à la découverte de l'Algérie contemporaine !

 


ISBN 9791090836501 ; 86 p. 20€. Couverture et empreinte : Marc Pessin.

"L’épopée de Zélia, entre réalité et mythe, nous a offert le temps de la lecture la délectation souriante d’un univers onirique et promis à la transmission." Isabelle Lévesque

 


ISBN 978-2-36426-079-5 ; 220 p. ; 20€. Couverture : Youssef Abdelké

CULTURES
Le Journal de Saint-Denis
Benoît Lagarrigue

Gens de Damas, de Nathalie Bontemps
Nathalie Bontemps a vécu huit ans, de 2003 à 2011, à Damas. Dès 2005, elle commence à écrire sur la ville et ses habitants, « pour renouveler mon rapport au lieu et aux gens », dit-elle. Elle va dans les différents quartiers de la capitale syrienne, rencontre des hommes et des femmes, rend compte de leurs vies, de la banlieue de Jaramana au camp palestinien de Yarmouk en passant par le quartier kurde ou l’ancienne cité. Rentrée en France, depuis Saint-Denis où elle vit, elle n’a jamais oublié ce qu’elle a vécu là-bas. Aujourd’hui paraît son livre, Gens de Damas, aux éditions Al Manar, qu’elle présente à Folies d’encre vendredi 14 octobre à 19 h. De sa belle écriture aux accents poétiques, sous forme de petites nouvelles ou récits, elle livre ces instantanés de vies qui éclosent malgré la dureté du régime avant d’être meurtries par la guerre. On y suit divers personnages, comme la femme engagée, qui se fond dans la foule pour communier avec elle, ces quartiers fermés où, « pour entrer, il faut déjà être entré », ce Kurde qui traduit Dostoïevski le lundi et vend des chaussettes devant la mosquée le mardi, ces femmes résistantes, prises d’angoisse mais qui vont aux manifestation du vendredi soir, pour lutter contre un régime qui, « quand les enfants jouent à la révolution dans la cour de l’école, les met dans des vraies prisons »…

Le dernier chapitre du livre, "2013 se termine", écrit à Saint-Denis, aurait pu s’intituler" Que sont-ils devenus ?" « Les photos des amis prisonniers, disparus, décédés, sont toujours joyeuses, prises un jour d’été dans la nature », écrit Nathalie Bontemps. La femmes engagée, palestinienne, perd une deuxième fois son pays. L’auteure se souvient d’un temps où « la gaîté était si vive qu’elle prenait des allures subversives ». De là-bas, on lui crie : « Comme Damas me manque ! Pourtant j’y suis toujours ! » L’exil absolu.

 

Europe
Cécile Oumhani

Moments de la vie de tous les jours, portraits saisis sur le vif, Nathalie Bontemps met ici en scène la ville de Damas et ses habitants. Elle y a vécu de 2003 à la fin de l’année 2011. Le livre reflète des lieux, quartiers et faubourgs, nommés en têtes de chapitres, Jaramana, Rukn al-Dine ou encore Mouhajerine. La révolution syrienne apparaît dans les deux dernières parties, Vendredi matin et 2013 se termine. Comme le souligne l’auteure, dans son avant-propos, la ville devient ici un personnage à part entière, en même temps que ses habitants. C’est Damas qui est écrite ici, avec ses paysages et une cartographie étroitement liée à l’histoire récente et moins récente, aux personnes qui la font, réfugiés irakiens ou palestiniens. L’éclatement en courts récits, qui ressemblent parfois à des instantanés rend bien la multiplicité d’un espace où se croisent des populations variées.  Femme dans son salon vide qui s’installe pour fumer un narguilé, jeune homme flottant dans un nuage d’arak, déambulations d’un rouquin depuis une rue bondée vers les restes d’un verger, certains réapparaissent plus tard, d’autres pas. Certains sont nommés comme Nour ou Ustaz Nassim, d’autres pas, comme « la femme engagée », qui tient plus que tout à avoir une maison à elle, son rêve depuis sa sortie de prison, qu’elle construit parpaing par parpaing, pièce par pièce. Mariage, sortie en famille ou trajet dans un microbus, les moments s’égrènent, au gré d’un quotidien aussi hétéroclite que le tissu urbain qui se développe de manière effrénée.  Le poète palestinien sans papiers écrit des haïkus sur son téléphone portable. Le calligraphe, assis à sa table, contemple un tronc d’arbre coupé et rêve au mausolée de son grand-père. A travers la multiplication des récits et des personnes, l’auteur évoque avec force les étendues d’un espace, en même temps que ses strates, étages superposés ou géographie d’une ville cernée de hauteurs. Les cahots des minibus et des microbus ponctuent les traversées de lieux contigus, d’une histoire à une autre,  dans l’Orient cosmopolite qui est celui de Damas.  Le lecteur suit ces gens, entrevus au fil des pages, suspendu à la chronologie d’événements où il sait qu’ils seront emportés dans la tourmente.  Il sait en lisant que tous ces gens dansent au bord du vide, où Vendredi matin les plonge, car c’est chaque vendredi matin, après la prière, que commençaient les manifestations, partout dans le pays.  L’auteure saisit l’onde de choc d’une révolution qui bouleverse les rapports humains, depuis ce qui se passe à l’intérieur d’un taxi, jusqu’à cette fausse promenade où un homme et une femme doivent se transformer en couple d’amoureux pour échapper à la répression. Une jeune femme atteinte d’une grave maladie traverse la ville pour se rendre dans l’un des quartiers de « condoléances permanentes » et « d’enterrements permanents. »  Un simple d’esprit écoute le minaret égrener la longue liste des morts du jour, comme si l’on annonçait l’entrée de nouveaux arrivants dans une salle de réception.  Nathalie Bontemps évoque avec une sobriété aussi pudique que puissante la tragédie qui a fracassé et continue de fracasser les vies et les aspirations de tout un peuple.  Des balles de ping-pong inscrites du mot liberté dégringolent les flancs de la colline de Qassioun, lancées par les opposants, incarnant la beauté poignante d’un rêve écrasé de manière effroyable par le régime.

 


ISBN 9782364260818 ; 14 €

Lydia Padellec : « Mélancolie des embruns »

On le voit, dès le titre, l’importance des sentiments apportés au paysage. Et ce qui adhère entre la tristesse de l’auteure et l’environnement marin. « J’ai regardé la mer et j’ai commencé à dessiner des mots en pensée. » Lydia Padellec donne de courts poèmes, comme des haïkus en prose, allant d’une ligne ou deux au paragraphe. Il existe une correspondance intime et mystérieuse entre le poète et la mer. L’île qui se niche en elle, et le poème au large. Il s’agit de les amarrer, de les apparier. « L’île en moi – caillou granuleux coincé dans la gorge… » Il y a en effet un obstacle minéral qui empêche l’appontement : « Chaque jour je mords dans le galet à défaut d’embrasser l’aube. » Apparaît aussi un jeu de personnes entre le je et le tu, intérieur projeté au loin, âme pendue sur la ligne d’horizon. Le long du recueil courent également les images de la petite fille à la femme qui écrit, qui vieillit et l’absence et le deuil entre les lignes du silence. Lydia Padellec nous embarque dans sa poésie à la fois douce et percutante, où le regard cimente intimement sa sensibilité et l’immensité marine. « Il pleut sur l’île une musique d’herbe. »

Jacques Morin, Décharge n° 172

 


ISBN 978-2-36426-070-2, 17€

Nous aimons la vie plus que vous n'aimez la mort : une œuvre collective contre la terreur
Des poètes arabes, belges, français. Juifs, chrétiens, musulmans, athées dans l'une ou l'autre des religions du Livre. Unis contre la terreur, fille de la haine - car jamais un crime n'en justifiera un autre.

 


Tel Quel, septembre 2016

Michel Baglin, in Revue Textures :

« Nous aimons la vie plus que vous n’aimez la mort ! »

Sous-titré « Contre la terreur les poètes résistent », cette anthologie est une réaction poétique aux attentats islamistes récents comme à toute forme de fanatisme. On se souvient du cri de ralliement des franquistes, « Viva la muerte ». Il est, plus ou moins explicitement, celui de tous les fascismes, qui témoignent toujours d’une peur, sinon d’une haine, des forces de la vie et de la joie.
Ils sont donc vingt-trois auteurs à prendre le contre-pied, à s’inscrire ici en faux, textes en prose et poèmes mêlés, pour proclamer leur amour de l’amour, de la sensualité, du corps, de la musique, de la liberté, des mots…Leur envie de « vivre livre ouvert » ainsi que l’affirme Michèle Finck. En évoquant la sidération, comme Jacques Ancet, entre se taire et crier, ou Vénus Khoury-Ghata devant ce « tout détruire » qui appelle les réponses des mères, ou Werner Lambersyqui maintient que « la vie gagne toujours ». En déplorant avec Salah Stétié les crimes abominables de ceux-là qui « voulaient faire mal à en mourir eux-mêmes / Faire mal / A la grande et tendre famille humaine ». En rappelant avec Salah Al-Hamdani, que « seuls les hommes révoltés contre la misère / sont des prophètes ».
En essayant de comprendre la folie des « marionnettes de l’apocalypse » (Eric Brognet), ces tueurs que Sapho invective : « tu es élu / pour faire régner le Dieu Grand par le Terreur / ceux qui t’ont ignoré / qui méprisent tes vêtements / la modestie de tes femmes / tu vas les pulvériser / tu possèdes une arme imparable / tu es pour la mort ». Ou comme Sylvie Germain, qui les prend à partie : « La vie ? Vous n’y comprenez rien, et du coup vous vous y ennuyiez, ne sachant qu’en faire. Elle vous fait un peu peur, au fond, sans que vous osiez vous l’avouer. »
Sans haine et sans esprit de vengeance, bien sûr. Les seules réponses sont d’espérance : « à cœur perdu les femmes taillent / de nouvelles robes pour les terrasses / les luthiers tirent les cordes / des guitares et des mandolines / pour tous les concerts à venir / avec l’aide de vent et des nuages » (Cécile Ouhmani).
Francis Combes, qui invite à rester debout, énonce la seule morale possible : « Merci, mes amis des quatre coins du monde, pour vos messages / mais je vous en prie, ne priez pas pour nous / Nous n’avons pas besoin de prières / Nous retournerons aux terrasses des cafés / pour nous asseoir en compagnie du soleil / et boire le jour dans le verre d’un sourire / car nous aimons la vie, le vin, l’amour / et le bonheur de la conversation. »
Un livre salutaire.

(Al Manar. Couverture Albert Woda. 110 pages. 17 euros)

 

 

- Cinq poètes de la Méditerranée, collection "Voix Vives de la Méditerranée", en partenariat avec le Festival de Sète :


Paulo José Miranda (Portugal) ISBN 9782364260764

Jasmina Holbus (Serbie) ISBN 9782364260740

Ashur Etwebi (Libye) ISBN 9782364260757

V. Rodríguez Núñez (Cuba) ISBN 9782364260726

Hala Mohammad (Syrie) 9782364260733

 

ISBN 978-2-36426-069-6 ; 19 €
ISBN 978-2-36426-068-9 ; 16 €

Frédéric Schiffter :

"Je venais à peine de terminer le roman de Jean Le Gall, que je recevais les Jours de gloire (Al Manar) de Fabien Sanchez, un recueil de nouvelles enfilées comme des perles gris sombre sur la ficelle effilochée du temps. En dehors de l’écriture romanesque, Fabien Sanchez s’essaye à celle de scénarios. Il a raison. Toutes ses histoires racontent comment de jeunes hommes captifs de leur enfance peu glorieuse voient leurs rêves se fendre puis se briser et chacune se lit comme si on visionnait un drame, parfois tragique, sous la forme d’un «court». Un style efficace et poétique. Fabien Sanchez c’est du très bon."

Joël Glaziou :

Jours de gloire, Fabien Sanchez, Al Manar, 130 pages, 19 €
Dans les nouvelles de F. Sanchez, il y a de jeunes hommes qui se racontent des histoires, qui rêvent de vivre leur vie auprès de femmes superbes… mais qui finalement restent à jamais prisonniers de leur enfance.
Ainsi Willam Levinski, personnage qui traverse plusieurs nouvelles, héros d’une « enfance solaire » et d’une « patrie évanouie » rêve de femmes et de « grande évasion » alors qu’il se trouve derrière les barreaux !
Chez eux, mensonges et mythomanies sont une seconde nature : Nourredine n’a pas rencontré Susan Sarandon, l’actrice américaine de Thelma et Louise ;Stan Levinski n’a pas rencontré Lou Reed et n’a pas joué aux échecs avec Marlon Brando !
Multipliant fiascos et échecs, les personnages vivent par procuration : l’un « imite Marlon Brando dans Un tramway nommé désir » (p. 110), l’autre, Nourredine, « ressemble à Humphrey Bogart » (p. 7).
Car dans les nouvelles de F. Sanchez, les références cinématographiques (W. Allen, J.-J. Beineix, L. Malle…)  et littéraires (Bukowski, A. Cossery, J. Valles,V. Woolf…) sont nombreuses et variées. Plus qu’une citation ou un simple clin d’œil, elles sont souvent à l’origine même de la narration. Ainsi dans « Manderley » c’est avec la phrase inaugurale de « Rebecca », le célèbre roman de Daphné du Maurier : «  J’ai rêvé l’autre jour que je retournai à Manderley » que le personnage semble trouver « son point d’ancrage » (p. 83).
Huit nouvelles de dérision dignes de la grande tradition américaine ; huit nouvelles qui ouvrent aussi à chaque page sur d’autres horizons littéraires et cinématographiques.
(Notons que deux nouvelles de ce recueil : « Play it again » et « Sa majesté des guêpes » ont été publiées dans Harfang N° 38 & 44)

 

ISBN 978-2-36426-067-2, 16 €


Tirage de tête de La satire du pomodoro. Avec des dessins originaux de l'auteur, qui est peintre également.


ISBN978-2-36426-066-5, 15 €

 


Tirage de tête. 20 ex uniques sur BFK Rives, rehaussés chacun de trois peintures originales de Jean-Gilles Badaire