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A paraître le 11 mai 2016
ISBN 978-2-36426-070-2, 17€

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Les nouveautés :

 

 

Le poète dans la Cité n’a que sa plume pour déjouer l’obscurité menaçante, s’opposer à l’aveuglement, élever sa voix contre la volonté de mort, la confiscation du printemps. Chants de liberté, ces poèmes disent avec gravité et mélancolie l’attachement à la vie humaine. De Paris à Tunis, de Bamako à Palmyre, de Dakar à Lampedusa, la traversée de la Nuit est habitée par le même désir de Lumières fraternelles.

ISBN 978-2-36426-064-1, 17 €

 

 


 

« Ce lyrisme, dans un élan où il retrouve d’autres poèmes modernes qui confrontent les mots à l’abrupt, à la sauvagerie muette des choses, rejoint la plus ancienne parole, la plus fraîche, celle des présocratiques nommant le cosmos par ses éléments. »

ISBN 978-2-36426-065-8, 19 €

 

 

« Abdelwahab s'est éloigné, infiniment. Il nous en devient infiniment proche : nous pouvons scruter tous ses signes, prêter l'oreille à tous ses accents. Ce qui est proche dans la vie ne cesse pas de s'éloigner. Ce qui est loin appelle à soi, guide vers soi comme une étoile.
Les gens de la contemplation sont les rapprochés, écrit Ibn Arabi : de l'infini lointain qui ne peut être approché, ils savent se rendre proches. »

Jean-Luc Nancy

Le présent ouvrage réunit un ensemble de témoignages de grands contemporains : poètes, écrivains, philosophes, universitaires. Tous reviennent sur les parcours et les lieux de confluences d’Abdelwahab Meddeb ; parcours géo-graphiques et spirituels, lieux revécus, revisités, dans la lecture des prédécesseurs, grands voyageurs du temps des voyages lents et périlleux sur et autour de la Méditerranée, de Grenade à Ispahan. Abdelwahab Meddeb refuse « l’hégémonie définitive que projette l’intégrisme de la technique (…) pour une généalogie exclusivement occidentale, tout en exigeant des Arabes qu’ils desserrent l’emprise du passé et refusent d’en être la consentante victime ».

?Textes de

Michael Barry, Mohammed Bennis
Franck Berberich, Marie-Charlotte Cadeau,
Patrick Chamoiseau, Michel Deguy,
Raphaël Glucskmann, Christian Jambet,
Pierre Joris, Robert Kelly, Robert Littell,
Charlotte Mandell, Jean-Hubert Martin,
Charles Melman, Ali Mezghani,
Olivier Mongin, Salima Naji,
Jean-Luc Nancy, Pierre Nora,
Philippe Petit, Roshdi Rashed,
Hamadi Redissi, Alain Rey,
Jean-Louis Schlegel, Dariush Shaygan,
Faouzi Skali, Salah Stétié,
Benjamin Stora, Tzvetan Todorov,
Serge Toubiana, Anne Videau

réunis et présentés par
Amina Maya Meddeb

ISBN 978-2-36426-062-7, 18 €

 

 

Après "D'un burin de fer", la poésie personnelle de Tal Nitzán,
traduite de l'anglais par Alain Gorius

ISBN 978-2-36426-061-0, 16€

La Préface d'Yvon Le Men

Le poids d’un nuage

Ce n’est pas facile d’écouter aux portes, à toutes les portes, même celles que vos frères fracassent à coup de crosse. Ce n’est pas facile de vivre entre deux portes, la Nakba et la Shoa, deux camps, deux terres, surtout quand les deux terres sont la même. Ce n’est pas facile de faire partie des bourreaux quand on est du côté des victimes qui sont aussi parfois des bourreaux. Ce n’est pas facile d’être israélienne en Israël quand on écoute aux portes, fenêtres ouvertes. Suppose, dit Tal Nitzan que tu n’aies pas d’autre côté pour te reposer de la douleur… cette douleur qui a besoin de toi et à laquelle tu dois te donner entièrement. Pourquoi, se demande le lecteur, en parcourant ce livre pas à pas, page à page - dont nous pourrions citer plusieurs pages - pourquoi sommes-nous remués, remués comme remue le couteau dans la plaie. La vieille plaie d’où nous sommes nés, étrangers sur la terre… promise. Y aura-t-il toujours un peuple de trop sur la terre ? Hier les Juifs, aujourd’hui les Palestiniens ? Et toujours, toujours les mêmes êtres humains qui ont froid, faim, rient, pleurent, aiment, haïssent et aiment encore jusqu’a la fin des temps. Et parce qu’ils aiment trop, ils haïssent trop.
C’est au centre de ces questions, au cœur de la cible que Tal Nitzan a écrit ses poèmes, tendus entre deux pôles, deux peuples. Ils marchent sur une seule langue, vieille comme le monde, profonde, profonde comme l’écho qu’elle a dans ma langue. J’entends ici brûler les larmes dans les rires, l’enfant dans l’adulte qui se souvient qu’une fois un serpent est entré dans le jardin d’enfants et qu’elle n’avait peur que des enfants.
Plus tard ce même enfant dira : quiconque porte dans sa chair son chagrin comme un noyau, /même le plus léger effleurement d’une main, un signe de tête/à l’entrée d’un immeuble, dépasse ce qu’il peut supporter. Et il ajoutera : Je sors la tête de l’eau et je sais que maintenant je devrais crier « Au secours » avant de couler à nouveau, mais j’ai oublié dans quel pays je me trouve et dans quelle langue je suis supposé crier.
Voilà où nous en sommes dans ce livre dont chaque phrase, chaque vers se tient par le suivant comme pour ne pas tomber la tête la première dans le vide. Ainsi ils font poème, leurs poèmes, si fragiles qu’ils ont besoin l’un de l’autre pour avancer et nous murmurer que la lumière s’allumera derrière le dernier mot. Car malgré tout ce qu’elles énoncent en plein jour, ces paroles tiennent debout en pleine nuit. Car Que pourrais-je te dire d’autre, disent-elles encore :

Que dans ma pauvreté tu es le trésor caché
hors de portée de leurs mains.

Que dans ta pauvreté je voudrais être le trésor caché
hors de portée de leur pensée.

Comme si la lumière avait le dernier mot…

Yvon Le Men

 

Etel Adnan et Joël Leick : Dans cette nuit, toutes les nuits

 


Huit poèmes inédits d'Etel Adnan, manuscrits par l'auteur et reproduits en fac-simile en page 3 de chacun des huit cahiers composant ce livre d'artiste.

 


En page 1 de chaque cahier, une composition de Joël Leick, en accord avec le texte et ouvrant sur celui-ci par un ensemble de découpes.

 

 


Chacun des 21 exemplaires de cette édition, imprimée sur BFK Rives de 250 gr sous couverture rempliée, est unique, numéroté et signé par l'auteur et par l'artiste.
Les sept premiers exemplaires sont enrichis du manuscrit original de l'un des huit poèmes d'Etel Adnan (L'exemplaire n° 1 contient deux manuscrits)