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Ce site est dédié aux arts et à la littérature des pays du Sud méditerranéen - et plus particulièrement du Maghreb.
Découvrez avec nous les auteurs et les artistes que défendent les éditions Al Manar, Paris.
     


Expo Al Manar au cipM, Centre d'art de la Vieille Charité, Marseille, décembre 2010 - janvier 2011.

 

 

 

 

 

 

 


Azouzi, Kacimi, F. Belkahia, exposition collective à Bruxelles
montée par De Markten et Al Manar, 2001

éditions   galerie rê
 

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    Contactez-nous : nous pouvons vous mettre en rapport avec les peintres qui collaborent à nos éditions, et avec ceux que nous avons exposés au Maroc, en France et en Belgique : ce sont souvent les mêmes... mais pas toujours.

Les nouveautés de la rentrée :


Deux jardins, et le même. Livre d'artiste. Gravures de Christiane Vielle, sur un poème de Salah Stétié. Grand format ; disponible à partir du 30/10/2014.
Al Manar, Paris, novembre 2014.

 



poèmes de Jacques Viallebesset accompagnés par Diane de Bournazel.
Full NB - et que notre joie demeure !
ISBN 979-10-90836-35-8, 15 €

Pour saluer Giono 7

S’il devait venir ce serait une nuit extraordinaire
Les touffes d’étoiles brillaient avec des racines d’or
Quand il me montra du doigt la constellation d’Orion
Je reconnus le professeur d’espérance que j’attendais

La jeunesse c’est la passion de l’inutile nous dit-il
Et il ensemença de pervenche les champs et les cœurs
Si nous savions vivre conscients nous ne serions malades
De ce trop de sang amer au lieu du sang de miel doux

Il ramena un cerf qui courait libre parmi nous
Et des biches aux cils pleurant de manque d’amour
Dans la tendresse des herbes et l’humus des forêts
Parce qu’il voulait que la joie demeure pour tous

Il fit sourdre aux corps des tambours de danse
Comme la cadence forte du sang dans les artères
Et l’on sentit la joie aussi inépuisable que l’air
Réveillant en nous le trop grand appétit de vivre

Une bergère seule savait sans vraiment savoir
Elle portait en elle la joie des gestes naturels
Ne parlait pas la langue menteuse des hommes
Mais en initiée celle des agneaux et des oiseaux

Chacun ne peut atteindre que la joie qu’il comprend
Les passions humaines ont encore les batailles au cœur
Et la violence toujours engendre la mort et le malheur
Alors qu’il faudrait que la joie fût tranquille et paisible

Alors lucidement désespéré il avança dans l’orage
La foudre lui planta un arbre d’or dans les épaules
Et il éclata dans la nuit comme une étoile perdue
Je l’attendrais pour revivre espérant son retour.

   
 



poèmes d'Anne-Marie Beeckman accompagnés par Diane de Bournazel.
Full colour, un merveilleux livre d'images plastiques et poétiques
ISBN 978-2-36426-044-3, 20 €

La brume assèche les marais.
Un cri de sarcelle étreint le cœur des hommes.
Petits sabots, petits grelots.
Baleinières et paquebots.
Le soupir s'évanouit sur les routes liquides.
On prend un ris où on le trouve,
on le glisse sur une lèvre.
Elle se gonfle et prend l'air.
Lucie s'envole.
Et Diane peint.

   
 



Nouvelle de Leïla SEBBAR en forme de monologue.
ISBN 979-10-90836-33-4, 15 €

« J’ai parlé en arabe, comme si je n’avais jamais parlé une autre langue avec ma mère. Elle frissonnait, elle n’avait pas froid pourtant, elle serrait mes mains, moi je parlais, je parlais, des paroles douces me venaient pour l’apaiser avant les paroles de vérité, les plus dures pour elle, mais elle écoutait ce que disait la langue de sa mère dans la bouche de sa fille, tantôt souple et je l’entendais respirer calmement, tantôt raide et elle se mettait à haleter. Elle m’a écoutée, jusqu’au bout, sans rien dire. Des larmes coulaient, régulières, l’une après l’autre, ma mère gardait les yeux fixes et les larmes coulaient, je ne reconnaissais pas ses beaux yeux, célèbres des deux côtés de la mer, dans nos familles et au-delà, des yeux clairs rieurs et doux, doux pas toujours, ils lançaient parfois des éclats comme le tranchant d’une lame de guerre, ses yeux figés ne me voyaient pas, ils étaient pris dans le chagrin. Elle m’écoutait, mais j’avais peur qu’elle se mette à crier. Vous savez comment elles crient, les femmes ? »

   
 
 

- le nouveau recueil d'Emmanuel Damon :


ISBN 979-10-90836-34-1, 15 €

 

 

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Femme à venir vivante alliée
De qui dort au désert
Et respire sur ce rivage d’eau lente de vignes
De vin oublié où le fleuve devient large
Enfant aux longs doigts tôt venue
Fleur d’un matin de mai
Portant le nom d’un frère le sang de chaque rive
L’ombre précieuse des terres rouges Éclat
Neuf d’une voix nocturne – te voici !

 

 

 

 

 

- le nouveau recueil de Lionel Ray :




ISBN 979-10-90836-32-7, 16 €


 

?
Parfois il arrive que les jours
sont comme les branches mortes
d’un arbre éternel
alors que ton visage ancien
s’anime dans la défaite.

Ce qui vient
après
par la voie du souffle

est l’oiseau d’une seule note
et la nuit coule dans tes veines
heureuse
paisiblement…